Comment devenir entrepreneur en rénovation ?

La rénovation est un domaine qui a connu une forte expansion ces dernières années. Il est donc tout à fait justifié que vous souhaitiez vous investir dans ce secteur et créer votre propre entreprise de rénovation. Cependant, le processus de création d’une telle entreprise suit des conditionnalités particulières nécessaires au lancement de l’activité.

Avoir la qualification nécessaire

En règle générale, il n’est pas nécessaire d’avoir une qualification particulière pour devenir entrepreneur. Tel n’est pas le cas dans le domaine de la rénovation.

En effet, étant donné que ce type d’activité est considéré comme artisanal, la création d’une entreprise de rénovation implique des démarches singulières. D’abord, il faut avoir un diplôme équivalant à un CAP ou un BEP ou avoir au minimum 3 ans d’expérience sans diplôme.

Il faut également avoir passé un stage préparatoire à l’installation. Cette obligation a avant tout un objectif pratique d’autant plus que son but est de vous permettre d'acquérir les connaissances nécessaires à la gestion d’une entreprise.

Ce n’est qu’à cette condition qu’il vous sera possible de vous enregistrer au registre des métiers. Cependant, il existe quelques exceptions, notamment si :

  • vous détenez au moins un diplôme bac + 2 dans des domaines tels que la gestion ou le droit ;
  • vous avez une expérience de 3 ans en tant que gérant.

Avoir le bon statut juridique

Dans toute création d’entreprises, le choix du statut juridique est une étape importante. Le statut juridique de votre entreprise de rénovation impliquera des obligations fiscales et sociales. En la matière, vous avez deux choix à savoir créer une entreprise seul ou vous associer à d’autres personnes.

Entreprendre seul

Une entreprise individuelle est un statut grâce auquel l’activité professionnelle que vous exercez est en votre nom. En termes d’entreprise individuelle, vous avez le choix entre :

  • le statut d’autoentrepreneur ;
  • le statut EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) ;
  • le statut EI classique.

Pour les conserver l’un comme l’autre, il faudra respecter la limitation de chiffre d’affaires imposée par la loi.

Les autres alternatives pour la création d’entreprise seul sont :

  • le statut EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ;
  • le statut SASU (Société à Action Simplifiée Unipersonnelle).

Ces deux statuts vous permettent d’exercer votre activité professionnelle en tant que société unipersonnelle.

Entreprendre à plusieurs

Si vous faites le choix de créer votre entreprise en association avec d’autres personnes, plusieurs choix s’offrent également à vous. Que vous soyez à deux ou qu’il y ait davantage de personnes, vous êtes tenus d’opter pour un statut de société collective et non de société individuelle.

Les statuts de société qui correspondent le plus à un projet de création d’entreprises de rénovation sont les suivants :

  • la SAS (Société par Action Simplifiée) ;
  • la SARL (Société À Responsabilité Limitée).

Pour ces deux statuts, les incidences fiscales sont beaucoup plus importantes que dans le cas d’une entreprise individuelle.

Se faire assurer

D’après la loi française, tous les professionnels officiant dans le domaine du bâtiment doivent obligatoirement souscrire à une assurance. Le minimum en la matière est la responsabilité civile professionnelle.

Cependant, l’obligation concerne tout spécialement l’assurance décennale. Elle prend en charge les éventuels dommages liés à l’exécution de travaux de rénovation sur une période de 10 ans après la libération du chantier.